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Eventi e news

Congrès AIPL 2022 à Salsomaggiore Terme (Italie)

Affiche di Congrès 2022
Programme du congrès 2022

Lettre ouverte aux membres du gouvernement, aux parlementaires, aux politiques

Mesdames, Messieurs,

Nous savons que certaines institutions privées opérant dans le champ de la dite « santé mentale » ont récemment contacté des représentants politiques au sujet du projet de réforme sur le financement la psychiatrie présenté par les ministres Jean Castex, Olivier Veran et Bruno Lemaire. Nous avons noté une certaine confusion dans cette démarche et aimerions à notre tour faire part, de manière succincte, de notre point de vue.

Notre Association, née formellement en 2000, vise la défense de la psychanalyse comme science de l’inconscient et pratique clinique. Sa vocation aujourd’hui reste intègre : permettre à notre discipline de se développer en toute autonomie et de contribuer au bien être psychique des citoyens selon des critères non sanitaires qui lui sont propres. Nous ne nous occupons donc pas directement de psychiatrie, mais veillons à ce que la psychanalyse ne se voit réduite à n’être qu’une simple technique dans les mains des psychiatres.

Pour nous, la psychiatrie demeure une pseudoscience, un système moral déguisé en médecine dont le rôle est uniquement de servir au contrôle de la déviance et au business des médicaments psychotropes. Les avis à ce sujet d’experts mondiaux comme par exemple le Prof. Thomas Szasz e le Dr. Giorgio Antonucci (membres de notre groupe de leur vivant) sont de notoriété publique. Qui dit « santé mentale » dit nécessairement « maladie mentale ». Or, ce dernier est un concept désuet qui repose sur un vide scientifique. Il est aussi dangereux, car il finit par légitimer les abus que nous connaissons trop bien (concept de « péril imminent », hospitalisation et soins sous contrainte, effets collatéraux des psychotropes).

En synthèse et en ce qui nous concerne, comprenant qu’une pure et simple abolition da la psychiatrie coercitive soit pour le moment encore une utopie, nous nous contenterons de réaffirmer l’exigence d’une mise à l’écart de la psychanalyse de toute réglementation étatique, que sa distinction radicale d’avec les autres disciplines du champ « psy » (psychologie, psychothérapie, psychiatrie) continue à être reconnue et respectée, et qu’elle soit tenue à l’écart de toute tentative de sanitarisation. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous préférons parler, avec Sigmund Freud, de psychanalyse laïque.

Celle-ci se base sur la parole libre, l’écoute attentive, la relation transférentielle bienveillante et doit rester une alternative aux approches techniques, médicamenteuses ou autres, au mal être.

Nous vous remercions pour l’attention que vous saurez porter à notre cause.

Antoine Fratini

Président de l’AIPL

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